L’existentialisme est un humanisme
« Les uns qui se cacheront, par l’esprit de sérieux ou par des excuses déterministes, leur liberté totale, je les appellerai lâches ; les autres qui essaieront de montrer que leur existence était nécessaire, alors qu’elle est la contingence même de l’apparition de l’homme sur la terre, je les appellerai salauds ».
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Johnny Drama
Rien ne m’y attend Pas de copine , pas d’amour J’ai plus rien ( I’ve got nothing ) En venant au monde , je n’avais rien La boucle est bouclée
GANTZ
Gantz…
La serie animée ne reprenait en gros un quart du manga… C’etait en effet lamentable d’arreter l’adaptation au tome 8 et de nous pondre une fin a la noix quand on sait que le manga compte actuellement 29 tomes et qu’il s’y passe des choses autrement plus complexes et interessantes… Passons…
Un film qui ne reprend que deux tiers de la serie animée… Là on frole le n’importe quoi…
On peut dire sans trop se tromper que cette premiere partie a tout d’un “Gantz Light” destinée à un large public qui devra attendre la seconde (et esperons derniere) partie pour arriver à comprendre quelque chose d’un peu plus cohérent à cette histoire…
On peut déjà entendre les hurlements de rage des fans hardcore du manga et, dans une moindre mesure, on peut se douter d’un certain mécontentement en ce qui concerne les fans de l’anime, tant ladite adaptation est foireuse…
Cela dit, une adaptation passe quasiment toujours par la case ‘transformation’, ce qui nous donne au final un produit bien souvent loin du materiel d’origine. Soyons réaliste, une adaptation ‘parfaite’ à la Sin City n’aurais pas pu voir le jour sinon en serie (live ou animée) et un remodelage complet était nécessaire… Et puis souvenons nous aussi qu’une très mauvaise adaptation peut parfois donner un excellent film, après tout, la nouvelle Do Androids Dream of Electric Sheep? de Philip K. Dick est tres different du film Blade Runner qui en est l’adaptation, et ça n’a jamais empeché certaines personne de considerer Blade Runner comme un film culte…
Bon, ne mélangeons pas non plus les torchons et les serviette, on est excessivement loin d’un Blade Runner, mais il faudra malgré tout ce faire aussi une raison avec ce film et le prendre comme une oeuvre à part entiere plutot qu’en tant qu’adaptation.
Si on oublie ce que l’on sait de Gantz en manga ou en anime, que peut on dire de ce film?
Globalement le film n’est pas mauvais malgré un montage non linéaire parfois curieux qui pourrait perdre certains spectateurs et entrainant des problèmes de rythmes évidents. Les grosses longueurs du film auraient certainement pu etre évitée tout en donnant une meilleure compréhension de certains points secondaires mais relativement importants. Le scénario, bien qu’étant une lamentable transposition de l’anime (qui etait deja une horrible transposition d’une partie du manga) reste très correct. Peu de dialogues et de scenes superflus, intensité dramatique préservée au mieux… L’intrigue à clairement perdue en complexité vis à vis du manga, mais les bases sont là et c’est déjà ça…
La réalisation peche un peu ce qui n’a rien d’extraordinaire lorsqu’on sait que ce film aurait du en fait etre un téléfilm en plusieurs parties, explicant ainsi le découpage du film en deux parties pour le cinéma et les nombreuses scènes coupées pour éviter trop de longueur a cette premiere partie. Un peu d’inconstance dans les scènes ‘calmes’, un manque de fluidité sur la longueur, rattrapé, heureusement, par les scènes d’actions qui rendent plutot bien.
Les effets spéciaux n’ont rien d’exceptionnel mais restent conformes aux critères nippons en la matiere. Moins tape-à-l’oeil que dans un Goemon mais tout de meme en dessous de ceux d’un Space Battleship Yamato…
Pour le casting et les personnages, il y a du bon et du mauvais… On en revient toujours a cette adaptation foireuse qui ici nous enlève purement et simplement les backgrounds de la plupart des personnages et n’insiste jamais sur leurs personnalité et autres aspect psychologiques… On perd ainsi une grande partie du pathos présent dans le manga…
Coté casting, il est bon de revoir Ken’ichi Matsuyama, qui se retrouve une fois de plus dans une adaptation de manga après nous avoir livré un L fort sympathique dans les Death Note et un duo Soichi Negishi / Johannes Krauser II bien poilant dans Detroit Metal City. Matsuyama campe ici un personnage solide et crédible, peut etre le plus réussi du film, et malgré certains manques dus au scénario, sa préstation rend son personnage presque fidèle à celui du manga, ce qui n’etait pas une mince affaire.
Kazunari Ninomiya par contre, c’est une autre histoire… Campant le ‘héros’ de l’histoire, on s’attend à trouver un personnage profond et aux multiples facettes, ce qui n’est hélas pas le cas ici. Le personnage est creux, sans saveur, peu attachant…
La plupart des second roles s’en tirent pas trop mal, compte tenu d’un scenario allégé qui ne leur permet pas d’exploiter leurs personnages à leurs justes valeurs…
Un énorme bémol par contre en ce qui concerne Natsuna Watanabe qui ne colle pas du tout au personnage de Kei Kishimoto, manquant d’humour, de sensibilité, de ce petit coté ‘décalé’ et bien entendu, manquant cruellement de poitrine Méga rire!.
Au final, Gantz reste un film divertissant et plutot sympathique si on oublie anime et manga. Une idée originale mise au service d’un film qui se veut grand public, laissant au passage passer un petit quota de science fiction et de fantastique plutot bienvenus lorsqu’on subit sans cesse les tentatives cinematographiques americaines ratées dans ce genre de domaines.
Si les fans de la premiere heure auront envie de bruler le film au panthéon des ratages et de la médiocrité, un néophyte y trouvera un blockbuster prenant et attendra certainement la suite.
Citation de: john.maclane le 26 Juillet 2011 à 20:25:13
A savoir qu’il existe un “director’s cut” avec un montage sensiblement différent.
Je n’etais pas au courant d’une telle version, sauf si tu fais allusion à Another Gantz: The Director’s Cut, mais dans ce cas, ce n’est pas un simple director’s cut, mais une version d’1h40 montée pour la TV qui se concentre sur des personnages et de points differents du film. On peut voir cette version comme ‘complémentaire’ du film en esperant qu’un jour les scenes inédites de Another Gantz: The Director’s Cut seront ajoutées au film version cinéma pour donner une ‘version longue’…




